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Haute Guinée/Conflit domanial : Une école détruite pour des raisons inconnues, aujourd’hui les propriétaires veulent récupérer leurs biens

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C’est une situation générale dans toutes les préfectures et sous-préfectures de la haute Guinée, le conflit domanial. cette fois-ci, c’est une école qui est détruite par des inconnus depuis 2018, jusque-là pas reconstruite, aujourd’hui le responsable de l’école veut récupérer l’école.

Ce cas ne date pas aujourd’hui, c’est une école primaire et trois chambres salon pour les enseignants construites depuis 1992 par une citoyenne de kounankoro, un district relevant de la sous-préfecture de Gberedou Baranama, dans la préfecture de kankan, pour sa part de contribution dans le cadre de l’émancipation de l’école guinéenne dans les zones rurales. Après 26 ans à la disposition des habitants de kounankoro, cette école primaire a été détruite en 2018 par des inconnues selon le premier responsable de l’école. « Depuis 1992, mes parents ont construit l’école ici plus 3 chambres salon pour les enseignants et un puit, en ce moment, j’étais petit, c’est en 2003 qu’ils m’ont créé un compte pour être le premier responsable de cette école. De ce jour jusqu’en 2018, je contrôlais tout, à un moment donné, certains individus ont commencé à fréquenter ici, j’ai porté plainte contre eux, mais aucune suite favorable. Un beau matin, ils sont venus détruire l’école. C’est ma mère qui avait construit pour le village, la justice n’a pas réagi», a expliqué Sékouba CONDÉ.

Très attristé par le comportement de la justice guinéenne, il nous laisse entendre ceci. « Je n’ai aucun parent parmi ces autorités, même le sous-préfet. Cette école a été donnée par ma mère aux habitants de kounankoro. Quand j’ai croisé les coupables pour la première fois, ils m’ont fait savoir que c’est le procureur qui les a autorisés. Après le dépôt de ma plainte à la justice, ils ne m’ont donné aucune réponse satisfaisante, et même un simple papier, ils ne m’ont pas donné, c’est une complicité.»

Dans ce même sillage, Adama Fofana est un habitant du dit village. « Nos enfants étudiaient dans cette école, et la dame à l’époque, est allée trouver nos parents, pour lui donner un domaine pour qu’elle puisse construire une école, nos parents aussi lui ont donné un domaine, ils ont leur signature sur le papier. »

À rappeler que le conflit domanial est devenu un phénomène récurant dans ces dernières années dans la région administrative de kankan. Certains pensent que la justice doitfaire son travail, pour qu’enfin, les citoyens peuvent espérer à un avenir meilleur. Car, selon eux:  » c’est la force du plus fort qu’est imposée sur le plus faible’.

Kankan, Mohamed II DIANÉ

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