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ENTREPRENEURIAT JEUNE : Mamady SANGARÉ, un jeune qui gagne sa vie dans la coiffure

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Mamady Sangaré pratique la coiffure depuis 2016 à Kountia Sud pour satisfaire certains de ses besoins.

Il est 14 h dans son salon de coiffure, arrêté avec un peigne et une lame dans sa main droite, un chiffon dans sa main gauche, tournant autour de la tête du client, Mamady 18 ans, élève en classe de terminale a eu l’idée d’entreprendre dans le domaine de la coiffure pour d’abord gagner les moyens de subsistance et ensuite préparer un meilleur avenir.

Il pratique cette activité depuis son entrée au collège. Après l’école, il vient au salon de coiffure pour travailler jusqu’au soir ce qui lui permet de ne pas manquer de transport pour aller à l’école et de satisfaire ses petits besoins sans tendre la main tout le temps à ses parents : « Je pratique cette activité pour satisfaire mes besoins, depuis que j’ai commencé la coiffure, je ne dirais  pas que je ne galère pas, mais ce n’est plus comme avant. Je ne peux d’ailleurs pas croiser les bras et tout attendre de mes parents alors qu’ils n’ont pas les moyens de répondre en même temps à mes besoins et à ceux de mes petits frères et petites sœurs » a- t-il dit.

Contrairement à de nombreux salons de coiffure de Conakry où les prix varient en fonction du modèle désiré par le client, chez Mamady est fixe et est à 5 000 francs guinéens par tête coiffée quel que soit le modèle désiré.

L’alternance école et salon de coiffure est le quotidien de ce jeune élève de terminale qui se prépare par ailleurs à affronter le baccalauréat. Sa journée démarre par les cours de 8 h à 14 h et se poursuit par la coiffure jusqu’à 21 h avant de retourner dans ses cahiers pour réviser ses leçons. Sa détermination et son courage font de lui un jeune homme indépendant et tourner vers l’avenir.

Le démarrage de son activité n’a pas été du tout facile, se heurtant de ses parents qui craignaient qu’il abandonne ses études au profit des gains quotidiens nous a-t-il expliqués : « ha! Mes parents avaient catégoriquement refusé. Ils considéraient la coiffure comme un sous-métier. Mais, aujourd’hui, je peux dire Dieu merci. Je ne leur demande rien même mon déjeuner, c’est moi qui le paye ».

Par ailleurs, il est confronté actuellement à une baisse de la fréquentation contrairement aux jours qui ont précédé la fête de l’Aïd : « Actuellement, il n’y a pas assez de clients. Tu peux passer toute la journée sans avoir même cinq personnes. À l’approche des fêtes, là, on gagne beaucoup de clients. Tout le monde a envie de se rendre beau ».

Toutefois, Mamady Sangaré préfère de loin ses cinq coiffures journalières qu’à ne rien faire. Passer le temps autour du thé à parler de la politique ou du football n’est pas la solution pour les jeunes, ce n’est qu’une perte du temps selon lui.

 Ibrahima Alhassane Camara

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